« Dom Elder Camara est une école congolaise qui forme les citoyens du monde », dixit Ferreol TAKOPANI.

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Pédagogue, homme de science, Ferreol TAKOPANI est le Directeur opérationnel du Groupe scolaire Dom Elder Camara qui a une connaissance concrète des réalités auxquelles sont confrontées le personnel enseignant et élèves de cet établissement. Dans un entretien accordé au journal PANORAMIK-ACTU, il évalue les méthodes et moyens pédagogiques adoptés par ses équipes concernant les préparatifs post-examens d’Etat au titre de l’année scolaire 2019.

PANORAMIK-ACTU :     Pouvez-vous nous présenter votre école ?

Ferreol TAKOPANI : Le Groupe scolaire Dom Elder Camara est un établissement scolaire créée il y a de cela 28 ans, en Septembre 1991. C’est une école congolaise pour les congolais qui forme les citoyens du monde. Notre école a déjà un agrément définitif pour le premier site ; et pour le second site nous avons un agrément provisoire. Donc le processus est en cours pour avoir un agrément définitif. C’est un établissement scolaire qui a tous les cycles ; on prend l’enfant depuis 2 ans, de la section maternelle jusqu’en terminal, en passant par le secondaire. Nous sommes heureux de vous annoncer que les anciens élèves de Dom Elder Camara ont créé une association que l’école héberge et qui vient même conscientiser les jeunes qui les ont remplacés.

P-A :   L’année scolaire tend à sa fin, à votre niveau à quelle étape êtes-vous concernant les préparatifs des différents examens d’Etat ?

F.T : Nous nous préparons bien. Concernant notre stratégie de préparation, nous avons des conseillers pédagogiques qui suivent nos enseignants, qui suivent l’exécution des programmes. On ne peut pas s’en plaindre parce qu’en temps réel nous savons à quel niveau nous nous situons.  Au moment où nous parlons il n’y a plus de cours comme tel, tout est bouclé. Nous sommes plutôt dans la phase de préparation où nous mettons des enfants par petits groupes de travail, et ça permet d’élaborer des stratégies pour aborder la dernière ligne droite.

P-A : L’école Dom Elder Camara compte présenter combien de candidats aux différents examens d’Etat ?

F.T : Généralement, on n’a pas de pléthore (Rire…). Au CEPE, nous en avons une trentaine, au BEPC une quarantaine et en Terminal à peu près 36 candidats. On peut les préparer sans trop de difficultés. On ne court pas derrière l’effectif, nous essayons d’encadrer les enfants que les parents mettent à notre disposition. C’est ce qui justifie aussi nos résultats.

P-A : Quelles difficultés avez-vous rencontrées et quelle est votre relation avec l’Etat ?

F.T : La seule difficulté c’est au niveau des dépôts des dossiers. Nous étions près depuis avec l’ancienne procédure. Et un moment le Ministère avait décidé que les inscriptions se fassent en ligne. J’avoue que cela nous a désaxé un peu. Mais heureusement que ça été rattrapé et que cette inscription a été faite. Il y a aussi parfois des parents qui ne nous rendent pas service, ils produisent des documents très en retard. Mais tout est rentré dans l’ordre parce que de notre côté, on s’y prend vraiment à temps.

En ce qui concerne notre relation avec l’Etat, cette année on a regretté une chose. C’est le fait de nous donner les résultats des examens blancs, surtout le Bac technique, de manière globale, vous n’avez que la moyenne. Du coup, on ne peut pas savoir au détail ce que chaque enfant a eu comme note dans telle matière, de telle sorte que ça permette de remonter dans la limite du possible. Cela nous a quand même gêné énormément. Or, avec la moyenne générale, ça peut permettre de situer les difficultés réelles de chaque enfant. Nous demandons à l’Inspection Générale de corriger cela à l’avenir parce que sur le plan pédagogique cela nous énormément pénalisé.

P-A : Etes-vous rassurés que les résultats seront escomptés après publication ?

F.T : L’année dernière au Bac c’était 86% et 75% au BEPC. Pour cette année, nous sommes totalement rassurés. Nous ne courons pas derrière les résultats mais nous faisons de notre mieux pour avoir des résultats normaux.  Maintenant un examen reste un examen. Pour la petite histoire, j’étais à Pointe-Noire, et on était surpris de ce que la première élève de la classe qui caracolait toujours autour de 16 de moyenne, a eu 8 au BEPC blanc. Il y a des surprises désagréables comme ça et ça fait mal. Mais l’école fait ce qui est de son devoir, et nous souhaitons qu’on ait des bons résultats comme d’habitude à la fin de l’année.

P-A : Quelle est la particularité entre l’année dernière et cette année en terme d’effectif ?

F.T : La situation est générale, il faut féliciter les parents qui mettent encore les enfants à l’école privée surtout car il y a vraiment une diminution globale de l’effectif. Cela nous a aussi touché, on n’est pas épargné. Sur ce, notre problème c’est de faire en sorte que ces parents qui se sont sacrifiés en mettant leurs enfants à notre école ne soient pas déçus. Nous devons faire de notre mieux pour que ces enfants réussissent pour le bien de tous et surtout pour le bonheur des parents qui se sont sacrifiés eu égard la situation économique que le pays connaît.

P-A : Quel est votre dernier message ?

F.T : Je suis content du niveau de nos élèves et confiant de la qualité de notre personnel enseignant. Aussi, je félicite l’Etat qui ne cesse d’investir dans le domaine éducatif et de l’enseignement. Les deux (02) ministères en charge de l’enseignement et de l’éducation sont en train d’œuvrer aussi dans le sens de l’investissement en terme de ressources humaines.

L’équipe de PANORAMIK-ACTU souhaite bonne chance aux candidats et vous remercie pour le temps consacré à cette interview.  

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