Le 28 novembre 2019 à Ouesso chef-lieu du Département de la Sangha, un mandrill, animal protégé par la loi au Congo a été saisi à la suite d’une interpellation d’un militaire des forces armées Congolaise. Il était détenu de manière illégale et ce depuis plus de deux ans avec un faux permis de détention.  

L’interpellation de ce militaire a été l’œuvre des agents de la Direction Départementale de l’Economie Forestière de la Sangha  avec le concours des éléments de la Gendarmerie Nationale, grâce à l’appui du Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage (PALF). En République du Congo, le mandrill est une espèce animale intégralement protégée, conformément à l’arrêté n°6075/MDDEFE /CAB du 9 avril 2011 déterminant les espèces animales intégralement et partiellement protégées.

Le jeune mandrill confisqué a été confié aux professionnels des grands singes de la Réserve de Tchimpounga, soutenu par l’Institut Jane GOODALL. Il recevra des soins appropriés jusqu’à ce qu’il retrouve la liberté.

Le mandrill est une espèce de primates vivant dans les grands espaces forestiers. Il se trouve dans le sud du Cameroun, au Gabon, en Guinée équatoriale et de manière plus rare en République du Congo. Cet animal est classé comme vulnérable par l’Union Internationale de la Conservation de la Nature et figure dans l’Annexe I de la CITES, c’est-à-dire dans la catégorie la plus menacée de disparition.

Il se nourrit essentiellement de fruits sauvages et d’insectes. La saison d’accouplement de cette espèce culmine de juillet à septembre, avec un pic de naissance correspondant de décembre à avril. Le mandrill a un pelage vert olive ou gris foncé avec des bandes jaunes et noires et un ventre blanc. Son visage sans poil a un museau allongé avec des caractéristiques distinctives, telles qu’une bande rouge au milieu et des crêtes bleues saillantes sur les côtés. Il a aussi des narines et des lèvres rouges, une barbe jaune et des touffes blanches.

Le mandrill est menacé de disparition. Il est principalement menacé par le trafic, l’extension des cultures et la disparition de son habitat originel de façon plus large, consécutive à la déforestation. Les animaux sauvages ne sont pas un moyen de divertissement et ne devraient pas être des animaux de compagnie.

Ils peuvent être porteurs de maladies contagieuses à l’homme et vice versa. Il est important de ne pas abattre, blesser ou de détenir ce genre d’animaux proche de sa famille. Celui détenu en plein centre-ville de Ouesso a subi deux ans de calvaire, contraint et forcé à rester en captivité, alors qu’il aurait dû s’émanciper sur des milliers de kilomètres dans la nature. Au Congo, l’article 27  de la loi 37/2008, du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées stipule :   « l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées  sont strictement interdits ».

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