Du 29 au 30 novembre, le Cemac Business Energy Forum a mobilisé intellectuels, politiques, acteurs du secteur privé national et international pour apporter des réponses dynamiques sur la question ” Quelles solutions en Afrique Centrale face à la Transition énergétique ? “. Initié par Bruno Jean-Richard Itoua et Gabriel Mbaga Obiang Lima, respectivement Ministre des hydrocarbures du Congo et Ministre des mines et des hydrocarbures de la Guinée-Equatoriale, ce forum portait sur le thème « Mise en œuvre de la ZLECAF, impératif du développement de l’industrie énergétique en CEMAC et perspectives pour le développement des partenariats public-privé ».

Cette grande assise a permis aux participants d’échanger, de faire des recommandations pour agir en synergie afin d’harmoniser leurs stratégies d’exploitation des ressources gazières et pétrolières, de répondre avec efficacité à la problématique de la pauvreté énergétique en Afrique.

La transition énergétique, une priorité absolue pour l’ensemble des Etats de la planète en général et de la CEMAC en particulier. Le présent forum, a en croire le président de la BDEAC, Fortunato-Ofa Mbo Nchama, constitue un espace de réfléchir ensemble sur les voies et moyens pour mutualiser leurs intelligences et leurs richesses en vue de faire de la zone, une sous-région où la performance des économies, le niveau et conditions de vie des populations soient effectivement compatibles avec l’étendue de leurs matières premières (au sein des Etats de la CEMAC ) .

« Nous avons besoin d’une CEMAC où il y a une synergie dans le secteur du gaz et du pétrole. Les compagnies pétrolières de la sous-région doivent travailler ensemble en se partageant les informations, continuer à partager les expériences, créer de la valeur ajoutée au bénéfice des entreprises et des populations », a estimé Gabriel Mbaga Obiang Lima, Ministre des mines et des hydrocarbures de la Guinée-Equatoriale.

Même son de cloche du côté du Premier Ministre, Chef du Gouvernement congolais Anatole Collinet Makosso qui a précisé que cette assise est une opportunité pour les Etats de la sous-région d’agir en synergie afin d’harmoniser leur stratégies d’exploitation des ressources gazières et pétrolières, de répondre avec efficacité à la problématique de la pauvreté énergétique africaine. « La conférence CEMAC Business Energy est une initiative qui permettra aux différentes parties prenantes de l’énergie de mener des fructueuses réflexions interactives en vue d’arrêter des positions et d’élaborer des stratégies concertées des pays membres de la CEMAC en matière de production et de consommation d’énergie », a-t-il insisté.

En outre, ces échanges en panels ont également donné matière à réflexion sur les sous-thèmes à savoir : « Vers une région intégréeet émergente avec les institutionsfinancières » ; « Transition énergétique : Coopération africaine, cas de la CEMAC » ; « Les futurs grands projets dans le domaine du GPL et du GNL dans la région CEMAC ».

Les participants au CEMAC Business Energy Forum.

Les participants, à l’issue de cette rencontre ont formulé diverses recommandations dont la nécessité est de promouvoir cette transition énergétique : construire un terminal énergétique sous-régional afin de palier au déficit énergétique dans les pays de la CEMAC; encourager les Etats de l’Afrique Centrale à utiliser les ressources fossiles en vue de faciliter le développement énergétique de la sous-région ; encourager la mise en commun des efforts de l’Afrique pour la recherche des financements en vue de booster les économies; créer des entreprises dites “championnes” dans le financement des projets énergétiques; réduire les barrières tarifaires et taxes au sein de la CEMAC afin de créer un environnement propice, un investissement au climat des affaires; améliorer la question de la sécurité au sein de la sous-région ; créer des raffineries à bénéfices mutuels pour la sous-région ; encourager la coopération Sud-Sud dans l’amélioration effective de la Zone de Libre-Echange Continental dans la sous-région, à l’image du Cameroun, etc.

Riche en résultats, « ce forum a été l’occasion d’apporter des pulsions nouvelles entre tous les acteurs, du secteur privé national et international, autour des échanges pour changer les choses dans le domaine de l’énergie », a indiqué Bruno Jean-Richard Itoua, Ministre des Hydrocarbures de la République du Congo.

Le Premier Ministre Anatole Collinet Makosso accompagné des membres du Gouvernement congolais.

La République du Congo présente un nouveau Master plan du gaz à ce Forum…

Le Congo qui dispose de grandes réserves de cette ressource énergétique a entrepris de mettre en place des conditions favorables à la réalisation de nouveaux projets de valorisation de gaz dans le domaine notamment de la production du gaz naturel liquéfié de l’électricité et des engrais chimiques.

Ce plan, selon Cyriaque Etroubeka, Chef de projet Gaz/SNPC, servira de cadre en vue de régénérer l’électricité pour alimenter les Zones Economiques spéciales (ZEs), de fabriquer des pavés et de réaliser de nouveaux projets pour produire des fertilisants et des engrais agricoles à partir du gaz.

« Le Congo a maintenant assez de réserves pour réaliser les projets gaziers d’une certaine envergure puisqu’il a adopté le gaz comme énergie de transition. Cet important projet de valorisation des produits du gaz a retenu la liquéfaction du gaz comme l’un des grands projets exports; cela permettra d’industrialiser le pays », a-t-il laissé entendre.

De son côté le directeur général d’Africa Oil et Gas Corporation (AOGC), Jean Christophe Da Silva, a déclaré que « L’AOGC s’inscrit tout à fait dans cette vision du master plan du gaz, dans la mesure où le groupe intervient dans le forage, la prospection et la production des hydrocarbures. Nos champs pétroliers de la Pointe indienne sont également des champs gaziers, ce sont des réserves de gaz qui doivent être valorisées à travers la production de l’électricité, via une centrale à gaz, pour pallier le déficit énergétique dans notre pays et en zone CEMAC ».

Notons que plusieurs ministères sectoriels sont impliqués dans cet important programme, notamment ceux des Hydrocarbures, des Finances et du budget, de l’Energie et de l’Hydraulique, des Zones économiques spéciales (Zes) et de l’Environnement.

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