« La transparence est la base de la bonne gouvernance et la première étape de la lutte contre la corruption. Elle est l’explication rationnelle de la mise en place de bons systèmes de gestion des documents administratifs, des archives et des systèmes de réglementation financière et de contrôle. […] Cependant, j’aimerai que nous saisissions tous en quoi la transparence et la redevabilité constituent des puissants outils pour la lutte contre la corruption et partant, pour l’amélioration de la gouvernance de nos ressources », a rappelé le Président de la Commission Nationale de Transparence et de Responsabilité dans la Gestion des Finances Publiques (CNTR), Joseph MANA FOUAFOUA, à l’ouverture des travaux de la 5ème session ordinaire budgétaire de cette institution, le mardi 26 mars 2024 à Brazzaville, en présence de trois membres du Gouvernement. Quinze (15) affaires au menu de cette session. Il s’agit entre autres : examen et adoption du projet de rapport financier 2023 ; examen et adoption du PTBA 2024; examen et adoption du budget exercice 2024 ainsi que du projet programme d’activités 2024.

Ainsi, les cadres et agents de la CNTR auront donc dix (10) jours (du 26 mars au 05 avril 2024) pour les traduire en actes concrets en fonction de leurs moyens propres et des apports multiformes souhaités et attendus de leurs partenaires au développement, pour qu’ « à l’issue des travaux , qu’ils puissent disposer des documents adaptés à leurs besoins pour l’année 2024 ».

Conscient que le combat de la bonne gouvernance se gagne sur le terrain de la mise en œuvre du code de transparence qui est le miroir pour cette institution publique, le Président de la CNTR a indiqué dans son discours d’ouverture que « cette session se tient à un moment où, nous basant sur le Plan Stratégique 2020-2029 de la réforme du su système de gestion des finances publiques validé en août 2029 par le Gouvernement, la CNTR s’est attelée depuis l’année dernière, à élaborer son Plan Stratégique 2024-2029, assorti d’un Plan d’actions triennal glissant ».

Les enquêtes de terrain menées dans certaines structures publiques (FONEA, FNDPAS, ACI, CREF, CNTS, Administrations décentralisées du Conseil départemental de Brazzaville), renseignent que la loi portant code de transparence et de responsabilité dans la gestion des finances publiques n’est pas appliquée par les gestionnaires de ces structures. D’où l’urgence, selon le Président de la CNTR « de corriger en urgence les dysfonctionnements blâmables dans la gestion en prenant des mesures radicales afin de supprimer cette gangrène ».

Dans ce même ordre, l’Agence Congolaise d’Information (ACI), le Centre National de Transfusion Sanguine (CNTS) vont connaître un audit approfondi de leurs comptes sur les 03 dernières de leur gestion, avec le concours des cabinets d’audit indépendant, sans oublier les audits des comptes, la Redevance Audiovisuelle, Global Access Congo SA.

Salutant le dynamisme des équipes déployées sur le terrain dans le cadre de l’évaluation de l’application du code relatif à la transparence, « les résultats de cette évaluation nous serviront de baromètre dans la formulation des actions à mener dans le cadre du Plan Stratégique pour une application scrupuleuse par tous », a indiqué Joseph MANA FOUAFOUA, Président de la CNTR. A ce propos , « la CNTR, après avoir financé ce processus à hauteur de 50% du montant requis, en appelle à un accompagnement multiforme des différents partenaires au développement présents dans notre pays et soucieux de l’aboutissement de ce processus qui constituera, à n’en point douter un moment déterminant dans le traçage des repères de bonne gouvernance sur la période 2024-2029 », a-t-il estimé.

Rampe de lancement pour les actions de la CNTR, le budget, à en croire, le Rapporteur-Trésorier de la CNTR, Alphonse OKO, doit être équilibré et répondre aux exigences de la bonne gouvernance, à travers la transparence, la responsabilité et la redevabilité.

Dans le cadre de la gouvernance financière et de la lutte contre les antivaleurs, la CNTR entend mener des activités visant la sensibilisation sur les concepts de redevabilité, de transparence et de responsabilité dans la gouvernance publique, en impliquant la jeunesse congolaise, la société civile, les médias afin de relever les défis de la bonne gouvernance des ressources publiques en République du Congo.