Le Ministre de l’Agriculture, de l’Elevage et de la Pêche, Paul Valentin Ngobo, a procédé le 18 août à Brazzaville, à l’ouverture de l’atelier national de validation de la feuille de route du Congo en vue du Sommet mondial sur les systèmes alimentaires. Ouvert en présence du Ministre d’Etat en charge des Affaires foncières et du Domaine public, des relations avec le Parlement, du Ministre des affaires sociales ainsi que du Coordonnateur résident du Système des Nations-Unies Chris Mburu, cet atelier s’inscrit dans le but d’échanger sur la manière de pouvoir faire évoluer les systèmes alimentaires afin de les rendre durables et résilients.

La présente rencontre résulte du fait que l’intérêt pour les systèmes alimentaires tient compte au fait que l’activité alimentaire est actuellement assurée par un système qui affecte considérablement les sols, l’air, l’eau, les écosystèmes, et les relations humaines.

« Le Sommet sur les systèmes alimentaires est donc destiné à contribuer à la transformation de la manière dont nous produisons, récoltons, transformons, transportons, consommons les aliments y compris les interactions entre les acteurs socio-économiques et l’environnement naturel. Il s’agit de trouver les voies et moyens pour améliorer la durabilité de nos systèmes alimentaires » , a déclaré le ministre Paul Valentin Ngobo.

Pour le Ministre, le Congo va se lancer, pendant les 5 prochaines années, dans un développement soutenu de son agriculture. Ce développement soutenu se fera au travers d’une stratégie d’agglomération de production qui se fera par la création des zones agricoles protégées à travers tout le pays au profit de plusieurs groupements agricoles .

« Nous devons non seulement renforcer les chaînes d’approvisionnement en intrants et produits agricoles durables mais aussi engager les initiatives visant à protéger les ressources naturelles. Améliorer le système alimentaire au Congo, c’est également aborder le conflit Homme-Faune qui menace dangereusement la résilience alimentaire des populations établies en lisière des aires protégées, tel est le cas des habitants de Mvouti dans le Kouilou et de Kellé, Mbomo dans la Cuvette Ouest. Les espaces savanicoles doivent être privilégiés, en utilisant des variétés à haut potentiel de rendements et les intrants nécessaires à l’expression de ce potentiel. Ces milieux doivent être exploités pour faire baisser la pression sur les zones forestières », a-t-il indiqué dans son mot de circonstance.

De son côté le Coordonnateur résident du Système des Nations-Unies, Chris Mburu a fait savoir que ces échanges fructueux tenus ont permis à la République du Congo d’apporter sa contribution au débat avec l’implication de ses partenaires tels que la FAO, le PAM, le PNUD…afin d’inventorier les différents aspects des systèmes alimentaires locaux, à identifier les vulnérabilités desdits systèmes et à en explorer les besoins de changement pour en garantir un développement durable.

Le prochain mois, les peuples du monde entier se réuniront autour d’un dialogue sur les systèmes alimentaires alimentaire , c’est-à-dire sur l’ensemble des étapes nécessaires pour nourrir une population (la production,la récolte, le conditionnement, la transformation, le transport, la commercialisation et la gestion des déchets).

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