Atelier sur l’auto-évaluation de l’approche “HPI” au bénéfice du Programme National de Lutte contre le Paludisme.

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Débuté le 25 mars, l’atelier sur l’auto-évaluation de l’approche “HPI” (Hight-Performing Implementers) au bénéfice du Programme National de Lutte contre le Paludisme s’est achevé le 28 mars à Brazzaville. Organisé et conduit sous le leadership conjoint du Catholic Relief Services (CRS) Congo et du PNLP, cet atelier se fixait pour objectifs d’analyser leur partenariat dans le cadre de l’initiative HPI, de développer une compréhension commune des progrès accomplis par le PNLP en vue de se conformer aux normes du Fonds Mondial, d’affiner les plans d’action HPI et d’identifier les jalons vers la progression du leadership du PNLP dans les subventions du GC7. Au terme de cette session porteuse de fruits et après avoir évalué les quatres domaines du Fons Mondial notamment la gouvernance, le suivi-évaluation, la gestion de la chaine d’approvisionnement des produits de santé et la gestion financière, les participants ont formulé quatre (04) importantes recommandations.

Il s’agit : d’accompagner le PNLP dans la progression des responsabilités ; d’allouer un budget pour l’exécution du plan HPI ; d’initier l’échange d’expérience avec le Mali, la Guinée, le Madagascar et le Niger dans le cadre de la mise en œuvre de l’initiative des responsables de mise en œuvre très performant HPI ; de renforcer la communication entre les différentes parties en vue du transfert de compétences et de pouvoir.

Pour le Directeur de Cabinet du Ministre de la Santé et de la Population, Dr Lambert KITEMBO, il s’agit donc d’un noble rêve qui facilitera la mobilisation des ressources tant recherchées dans la mise en œuvre des interventions de lutte contre certaines pathologies qui alimentent la morbidité et la mortalité du pays.

« Cette deuxième auto-évaluation marque donc, un nouvel engagement des acteurs pour que la marche vers cet idéal d’être proclamé “RECIPIENDAIRE PRINCIPAL” soit une réalité dans un avenir proche », a-t-il fait savoir. Les points faibles identifiés pendant l’atelier nécessitent un plan budgétisé d’amélioration au niveau du PNLP, a-t-il indiqué. D’où l’invitation du Ministre de la Santé et de la Population aux responsables de CRS « d’accompagner techniquement et financièrement le Programme dans la mise en œuvre de cette approche HPI ».

Félicitant et remerciant l’ensemble des participants, le Représentant résident de Catholic Relief Services (CRS) a salué cet exercice d’auto-évaluation qui a permis d’apprécier les avancées et les défis actuels du partenaire et d’élaborer un plan d’action de renforcement de ses capacités et de partenariat. Le soutien que CRS apporte au PNLP, à travers l’initiative HIP, poursuit-il, se matérialise par les principales activités à savoir : développer une vision commune pour le leadership du PNLP dans l’élimination du Paludisme dans le pays ; renforcement de la planification nationale de l’approvisionnement à l’aide d’outils et de procédures opérationnel et standardisés ; les pharmaciens de district se sont renforcés sur la qualité des données ; analyse des risques et planification de l’atténuation pour le PNLP ; formation et accompagnement TOMPRO ; mises à jour du manuel des procédures de gestion financière de gestion financière.

« La prochaine étape de cet exercice est la mise en œuvre conjointe des actions définies ensemble dans ces plans d’actions afin d’arriver à la concrétisation de cette vision commune qui est d’amener le PNLP à être le récipiendaire principal des projets du Fonds Mondial », a rapporté le Représentant résident de CRS, Alemayehu GEBREMARIAM, félicitant le partenariat CRS – PNLP, pour les efforts déjà consentis. Par sa voie, le CRS a réitéré son engagement à être aux côtés du Congo dans la poursuite de ce processus.

Ayant constaté quelques faiblesses notamment en termes d’assimilation de procédure, respect des outils exigés dans le cadre du programme HPI, de rigueur qu’il faut se donner, Antoine LOUSSAMBOU, Directeur du PNLP a expliqué que « HPI est la voie pour faire du PNLP un programme très fort qui apporte des solutions aux problèmes du Paludisme ».

Il a déploré l’attitude du secteur privé et quelques établissements du secteur public qui ne contribuent pas à donner plus d’informations des indicateurs du paludisme dans l’outil DHS II. Il les a invités au changement puisque, estime-t-il , « ce n’est qu’à ce moment là que nous saurons qu’effectivement l’incidence, la mortalité du Paludisme baissent au Congo. Ce n’est qu’en renseignant cet outil là ».

Ont pris part à cet atelier, les membres du personnel et de la direction du CRS et PNLC et partenaires, les cadres supérieurs et autres membres investis dans la collaboration avec HPI, Représentants du Ministère de la Santé et de la Population, etc.

Avec la République du Congo, l’initiative HPI a commencé depuis 2021 au tout début de la subvention GC6 qui s’est clôturée en décembre 2023 et cela se poursuit jusqu’à présent dans la nouvelle subvention GC7 qui va jusqu’en décembre 2026.

« Il faut renforcer la chaîne d’approvisionnement », a insisté le Directeur du PNLP. En temps normal, selon un processus élaboré, l’État achète les médicaments ; le Fonds Mondial donne les médicaments qui sont stockés à la CAMEPS et le PNLP fait un plan de déploiement sur le territoire national puisque ces médicaments devraient être disponibles dans les formations sanitaires au bénéfice des populations de façon gratuite.