Le monde, principalement les villes de la sous-région Afrique subissent à l’heure actuelle les effets néfastes du changement climatique. La problématique y relative portant sur « L’architecture pour le bien-être : réparer la ville », a fait l’objet d’un forum du 25 au 27 novembre, initié par l’Ordre des Architectes du Congo (OAC) et co-organisé avec la Fédération des Architectes Francophones d’Afrique (FAFA), l’Union Internationale des Architectes (UIA),  l’Union des Architectes et Alliance des Architectes Francophones.  Tenu en parallèle de l’Assemblée Générale des Architectes Francophones d’Afrique (FAFA), ce grand rendez-vous des bâtisseurs, des acteurs de l’urbain a posé les jalons d’une réflexion sur l’avenir des villes africaines et plus largement de leur environnement en vue d’apporter des solutions idoines qui feront de ces villes des cités bien aménagées où il fera bon vivre mais surtout d’apporter les meilleures conditions de vie des populations.

Brazzaville, tout comme les autres villes de la sous-région, fait alors face à un double défi : celui de maîtriser l’extension de l’espace urbain lié à la croissance démographique et celui de répondre de manière cohérente et anticipée aux aspirations d’une jeunesse porteuse de dynamisme et de créativité.   Le savoir et la profession des architectes, à en croire les organisateurs, sont impliqués dans le temps, l’espace, la technologie, la pédagogie et aujourd’hui sur l’irréversibilité des changements climatiques.

Ce qu’a dit en substance le président de la FAFA, Fodé DIOP qui a précisé que « l’architecte est le mieux placé pour intervenir tant qu’il est le premier responsable du cadre de vie. Les crises complexes et multiples que traversent actuellement la plupart de nos villes et territoires, particulièrement les plus précaires, nous obligent à honorer notre devoir de protéger notre planète; ressources pour les élévations futures ». De son côté, José-Luis CORTES DELGADO, président de l’UIA, pense que les villes de la sous-région doivent prendre soin de tous les citoyens, inclure tout le monde et surtout apporter les meilleures conditions de vie.

L’architecture est la religion des architectes, leur sacerdoce. C’est dans ce sens que le président de l’OCA, l’honorable Antoine BELI BOKOLOJOUE a fait savoir que « les architectes devraient s’impliquer davantage en mettant à profit leur génie créateur, leur énergie,  leur créativité dans la recherche des solutions aux problèmes que connaissent nos villes » car « réparer la ville, c’est aussi la création d’un lien personnel entre l’humain et son territoire, une attache presque intime afin de lutter contre la destruction quasi systématique de la ville. Réparer la ville en changeant le regard sur un lieu plutôt qu’en la rasant », a-t-il ajouté.

Par ailleurs, le président du Conseil Départemental et Municipal, Député-Maire de la ville de Brazzaville, dans son allocution d’ouverture, a formulé le vœu de voir la Fédération des Architectes Francophones d’Afrique continuer à appuyer les solutions étatiques et non étatiques ainsi que les collectivités locales dans la réflexion de haute qualité afin de réparer les villes, que les assises de son Assemblée Générale pérennisent son emprise positive et son rôle de plus en plus grandissant au service des architectes à travers une solidarité. Pour lui, « le choix du thème du forum répond non seulement au cadre général des Objectifs de Développement Durable mais aussi à la politique générale d’urbanisme », pour laquelle le Président de la République du Congo, s’y emploie pour améliorer l’attractivité des villes et le bien-être des populations congolaises. 

A cette grande messe, découlent en conclusion :  l’adoption du plan d’action 2022-2023, l’adoption du règlement intérieur, révisé de la FAFA et le maintien du siège de la FAFA.

Prélude à cette cérémonie d’ouverture, une réunion du Conseil de la FAFA a eu lieu. Plusieurs personnalités ont rehaussé de leur présence à ce forum parmi lesquels : le Président de l’UIA, José-Luis CORTES DELGADO ; la Présidente de l’AAF, Sehinabou Yolande DOUKOURE ; Jean Philippe BADINGA M. et Aimé Césaire MBARA de l’OAC ; Mohammed Abdel Halim FAIDI de l’Algérie.

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