Une audience portant sur une affaire liée au trafic de trophées de panthère est prévue, ce 03 février, au Tribunal de Grande Instance de Dolisie. Les présumés délinquants fauniques vont répondre de leurs actes devant la justice.

Les deux individus avaient été interpellés, le 1er décembre dernier à Dolisie, dans le Département du Niari. Ils ont été pris en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation de dents, d’un crâne et de deux peaux de panthère. Une opération qui avait été conjointement réalisée par les agents de la Direction Départementale de l’Economie Forestière, les éléments de la Section de Recherche Judiciaire et de l’Escadron de Gendarmerie Mobile de Région de Gendarmerie du Niari avec l’appui technique du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage).

Les deux présumés délinquants fauniques seraient dans un réseau dans lequel chacun joue un rôle : acheteur, revendeur, démarcheur… L’audience d’aujourd’hui portera sur l’instruction et réquisitions du ministère public.

Les deux individus sont poursuivis pour les délits de détention, circulation et tentative de commercialisation de dents, d’un crâne et deux peaux de panthère, trophées d’une espèce animale intégralement protégée (panthère). Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à cinq (5) millions de FCFA chacun conformément à la loi du 28 novembre 2008 sur la faune et les aires protégées.

Le commerce illégal de produits de faune conduit à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde. Conscient de ce fait, le Congo, qui s’est engagé à protéger ses espèces animales en voie d’extinction, reste vigilant. Il sanctionne tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage. Dans ce sens, un grand travail est régulièrement accompli par les autorités. Les actes commis par les présumés délinquants de faune sauvage ne peuvent demeurer impunis.

L’article 27 de la loi Congolaise sur la faune et les aires protégées stipule : « l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».