Diversification de l’économie: la Banque Mondiale réaffirme son engagement d’accompagner le Congo

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A l’occasion du séjour de travail en terre congolaise du Vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, Ousmane DIAGANA, une table ronde a été organisée, ce 28 mars 2022 à Brazzaville, entre le Groupe de la Banque Mondiale et la République du Congo représentés par plusieurs membres du Gouvernement. Les échanges avec les Ministres sectoriels se sont essentiellement focalisés sur les modalités pratiques de la mise en œuvre de l’approche territoriale intégrée, notamment la coordination et la collaboration entre plusieurs ministères pour maximiser l’impact des interventions.

L’occasion était tout indiquée d’évaluer le contexte socio-économique, le cadre de Partenariat Pays 2020-2025, le Portefeuille de la Banque Mondiale au Congo ainsi que les appuis futurs proposés.

S’agissant du contexte socio-économique, il faut noter que la pandémie a exacerbé les difficultés de l’économie congolaise puisque le PIB a reculé de 6,2 % en 2020 et de 3,5 % en 2021. La croissance du PIB projeté est de 3,5 % en 2022 et de 3,8 % en moyenne sur la période 2023-2024.

Ainsi, le Cadre de Partenariat Pays (CPP) 2020-2025 vise à fournir une assistance au sélective et flexible sur deux (02) axes notamment renforcer la gestion économique pour créer un climat favorable à une croissance tirée par le secteur privé, renforcer le capital humain et renforcer la résilience pour l’inclusion sociale et la croissance durable. Pour rappel, les engagements de la Banque Mondiale au Congo sont de quinze en cours d’exécution (11 projets nationaux + 3 fonds fiduciaires + 1 projet régional) pour un total de plus de 575 millions de dollars, couvrant des investissements dans divers domaines dont le capital humain, les infrastructures, la foresterie et l’agriculture.

Depuis la pandémie de COVID19, le soutien de la Banque mondiale s’est intensifié dans les domaines de la santé, de protection sociale, de l’environnement, de l’éducation et des services numériques. 

En phase de préparation, le projet de riposte d’urgence au Covid-19 (financements additionnels) ; le projet capital humain et inclusion productive des jeunes (financement additionnel au projet Lisungui); le projet d’accélération de la transformation numérique; le programme d’amélioration de la performance de la gestion des ressources publiques (PforR); le projet de moyens de subsistance inclusifs et résilients au changement climatique (ProClimat Congo); le programme d’appui budgétaire, sont considérés comme des appuis futurs proposés par la Banque Mondiale en 2022 et 2023.

« Nous nous sommes réjouis de part et d’autres de la pertinence des interventions que nous avons en cours, de la bonne performance de l’ensemble du Portefeuille. Nous avons également échangé sur comment rendre encore cette performance dans un état d’excellence. Le Congo est un pays qui avance et ce Portefeuille est là pour continuer à aider les pays à atteindre l’émergence, pas seulement en modernisant les infrastructures, le renforcement des capacités, mais surtout en terme d’assistance à toutes les populations (celles en milieu rural et celles en milieu urbain) d’avoir accès à temps, à tous les services de qualité. Et c’est ce qui se traduit par une croissance inclusive génératrice d’emploi », a précisé au sortir de cette séance de travail, Ousmane DIAGANA, Vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale, en compagnie du Ministre de l’Économie, du Plan, de la Statistique et de l’Intégration Régionale, Gouverneur de la Banque Mondiale pour le Congo, Ingrid Olga Ghislaine EBOUKA-BABACKAS.

A noter qu’à l’issue de cette table ronde, le Vice-président de la Banque Mondiale pour l’Afrique de l’Ouest et Centrale a échangé avec les acteurs du secteur privé national qui ont fait état de certaines difficultés. Consciente, la Banque Mondiale s’est engagée de les accompagner afin que le secteur privé national se développe; question d’établir un nouveau contrat social entre les citoyens et l’Etat, œuvrer à plus d’emplois et de meilleure qualité, renforcer le capital humain et améliorer la résilience climatique.