Une audience concernant deux présumés trafiquants de trophées de panthère interpellés, le 21 mai dernier à Oyo dans le Département de la Cuvette, aura lieu ce 21 juillet, au Tribunal de Grande Instance de cette même ville.

L’interpellation de ces deux individus, dont une femme, a été effectuée par les éléments de la Section de Recherche judiciaire de Région de Gendarmerie d’Owando et d’Oyo ainsi que les agents de la Direction Départementale de l’Economie Forestière de la Cuvette avec l’appui technique du PALF (Projet d’Appui à l’Application de la Loi sur la Faune Sauvage).

Pour rappel, l’un des deux avait été pris en flagrant délit de détention, circulation et tentative de commercialisation d’un crâne, d’une mâchoire, d’une dent et de deux peaux de panthère. La femme a été rattrapée quelques temps après, ayant été dénoncée. Une interpellation qui a marqué un coup d’arrêt à ce trafic illicite.   

Les deux présumés délinquants fauniques seraient dans un réseau dans lequel chacun joue un rôle : acheteur, revendeur, démarcheur. La femme interpellée serait la propriétaire de ces produits de faune. Elle les aurait achetés au village Ndzounou, dans le District d’Itoumbi, Département de la Cuvette-Ouest. Les deux peaux, mâchoire et dent de panthère ont été transportées par cette dernière du village précité jusqu’à Oyo, afin de les revendre. L’autre quant à lui, jouait le rôle de démarcheur.

Les deux individus ont été interpellés pour les délits de détention, circulation et tentative de commercialisation de deux peaux, une mâchoire et une dent de panthère, trophées d’une espèce animale intégralement protégée par la loi au Congo. Ils risquent des peines allant jusqu’à cinq ans d’emprisonnement ferme ainsi qu’une amende allant jusqu’à 5 millions de FCFA chacun conformément à la loi.

L’article 27 de la loi Congolaise en matière de protection des espèces fauniques stipule : « l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des eaux et forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ».

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