Une audience portant sur une affaire liée au trafic de pointes d’ivoire est prévue, ce 14 novembre, au Tribunal de Grande Instance de Brazzaville. Les présumés délinquants fauniques vont répondre de leurs actes devant la justice.

Cette affaire implique deux individus dont l’un avait été interpellé par les agents des Eaux et Forêts en synergie avec les éléments de la police, le 11 octobre 2021 à Brazzaville à la suite de la découverte, au poste de contrôle de Mbouambé-Léfini, d’une glacière contenant cinq (05) morceaux d’ivoire et trois (03) queues d’éléphants dans un véhicule en provenance de Makoua. L’autre présumé trafiquant serait l’expéditeur de ce colis. Ce dernier avait été rattrapé par la police, le 19 février de l’année suivante, à Makoua dans le Département de la Cuvette.

Le présumé délinquant faunique interpellé à Makoua est accusé d’abattage d’une espèce animale intégralement protégée (éléphant), circulation et commercialisation de trophées de cette espèce à savoir cinq (05) morceaux d’ivoire et trois (03) queues d’éléphant. Le second, lui, est soupçonné de complicité de détention, circulation desdits produits. Informé depuis la première interpellation, le PALF apporte son appui technique et juridique dans cette affaire. La première audience de cette affaire a eu lieu, le 17 octobre dernier après une longue période en instruction. L’audience de ce 14 novembre sera donc consacrée aux réquisitions et plaidoiries.

Au cours des dernières années, le trafic des espèces fauniques est devenu plus organisé, plus lucratif et plus dangereux et a pris de l’ampleur au niveau mondial au même titre que le trafic de drogue. Le commerce illégal de produits de faune conduit à l’extinction des espèces fauniques à travers le monde.

Conscient de ce fait, le Congo s’est engagé à protéger ses espèces animales en voie d’extinction et reste vigilant. Il sanctionne tous ceux qui entravent la loi en matière de protection de la faune sauvage. Dans ce sens, un grand travail est régulièrement accompli par les autorités. Les actes commis par les présumés délinquants de faune sauvage ne peuvent demeurer impunis. 

En République du Congo, l’éléphant fait partie des espèces animales intégralement protégées. L’article 27 de la loi Congolaise en matière de protection des espèces fauniques stipule : « l’importation ; l’exportation ; la détention et le transit sur le territoire national des espèces intégralement protégées ; ainsi que de leurs trophées sont strictement interdits ; sauf dérogation spéciale de l’administration des Eaux et Forêts ; pour les besoins de la recherche scientifique ». Les contrevenants de ces dispositions légales, risquent des peines allant jusqu’à cinq (5) ans d’emprisonnement ferme et d’une amende pouvant atteindre cinq millions (5.000.000) de FCFA.

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