Sujet à portée capitale dans la société congolaise, la lutte contre la corruption, la fraude et les infractions assimilées en milieu jeune, menée par la Haute Autorité de Lutte contre la Corruption (HALC), commence à porter favorablement les fruits. A l’occasion du lancement de la première tournée de sensibilisation à la lutte contre la corruption et la fraude en milieu scolaire et estudiantin, initiée par l’association Planche de Salut des Elèves et Etudiants du Congo (PSEEC), les élèves du lycée technique industriel 1er Mai ont été, non seulement, conscientisés sur ce fléau qui prend des proportions inquiétantes dans la société congolaise, mais surtout, appelés à s’engager davantage dans cette bataille jugée noble. Ladite campagne se tient sous le thème “ L’engagement des jeunes à la lutte contre la corruption et la fraude en milieu scolaire ”.

La corruption restreint l’accès à l’éducation à tous les niveaux, du préscolaire à l’université. Elle génère des contextes d’apprentissage de qualité médiocre, elle nuit au bien-être de la jeunesse, élite de demain. Elle sape les fondements d’une éducation de qualité pour tous.

Pour Esther EGNOUKA, présidente de l’association PSEEC, le milieu scolaire est moisi de corruption et de fraude. Ces antivaleurs, étant une dépravation, sont perpétrées par les élèves et enseignants. Des motivations n’honorent pas l’Etat, alors que celui-ci prône comme l’unité, le travail et le progrès qui des exigences comme la méritocratie. « C’est ainsi que, en collaboration avec la HALC, on décide de relever l’impérativité, de responsabilisation des jeunes filles et garçons au moyen de la tenue de cette campagne, particulièrement en milieu éducatif. Cette tournée, se veut être un espace d’instruction autour quatre points : lutter contre la fraude en milieu scolaire, communiquer sur les missions de la Halc, susciter la dénoncions, encourager les élèves à la méritocratie, mettre en place un cercle de conscientisation à la citoyenneté, au civisme et au développement. Néanmoins, les efforts de la HALC, du Conseil Consultatif de la Jeunesse, malgré les maux qui minent notre société, avec la volonté, la détermination et l’engagement, la corruption et la fraude seront dessouchées dans le milieu éducatif », a-t-elle avoué. Elle a remercié la HALC pour l’importance accordée à cette campagne, la délégation du CCJ, le Proviseur du lycée technique 1er Mai et l’ensemble des élèves.

Le Secrétaire Général de la HALC, Michel MOMBILI AWEYAMBI, dans son mot de circonstance, s’est dit honorée d’être associée à cette activité qui est un écho favorable à la campagne de sensibilisation en milieu scolaire menée en novembre 2022 à l’endroit de la communauté éducative des deux (02) ministères chargés des enseignements général et techniques.

« Votre association à certainement bien pris consciente que la corruption en général et la fraude scolaire en particulier ne saurait être un moyen de réussite à l’école, comme les adeptes du gain facile le croient. La corruption, comme la fraude, constitue un “grave pêché très destructeur pour nos nations d’Afrique”. C’est pourquoi la HALC dont le leitmotiv est d’éradiquer la corruption et la fraude, à travers son slogan “la récréaction est terminée” répond favorablement à la sollicitation de vous accompagner dans l’engagement de réduire, voire d’extirper ce fléau en milieu éducatif », a-t-il indiqué, en appréciant l’initiative prise par la PSEEC. Ce qui montre par là que la HALC n’a pas prêché dans le désert, mais a semé sur une terre fertile. Cette campagne, comme l’a rappelé Germain LOUBOTA, Chef de Département de la prévention, la sensibilisation et la communication, intègre bien la mission permanente de la HALC, conformément à l’article 2 de la Loi n°3-2019 du 7 février 2019 portant création de cette institution.

Dans les prochains jours, la PSEEC va accentuer cette activité en format atelier avec la participation de la HALC qui va communiquer davantage sur ses missions, son rôle et textes anticorruption. L’association Planche de Salut des Elèves et Etudiants du Congo (PSEEC) a été créee en 2003 en République du Congo.