La cérémonie de lancement officiel du projet  » Corpus du français parlé en République du Congo »  (CFPRC) a eu lieu le lundi 11 juillet 2022 à Brazzaville, dans la salle Total de la Faculté des Lettres, Arts et Sciences Humaines (FLASH) de l’Université Marien NGOUABI (UMNG). Cette cérémonie a été réhaussée par la présence des hautes autorités académiques dont le Professeur Titulaire Yvon-Pierre NDONGO-IBARA, vice-doyen de ladite faculté, du Professeur Titulaire  Edouard NGAMOUNTSIKA, Coordonnateur du projet,  Madame Justine MARTIN (PHD), Chef de mission du Projet « Appui à la Modernisation de l’Enseignement Supérieur » (AMS) et la Professeure Jocelyne DHELOT, Point focal AMES au Ministère de l’Enseignement supérieur, de la Recherche scientifique et de l’Innovation technologique (MESRSIT). Elle a connu aussi la participation des enseignants chercheurs de tous rangs et des étudiants masterants et doctorants.  

Fruit de la coopération bilatérale Congo-France, le projet d’appui à la modernisation de l’enseignement supérieur (AMES) est financé par « l’Agence Française de Développement » (AFD). Le Congo a ainsi bénéficié d’un appui financier important pour quatre (4) ans, afin, notamment, de subventionner des projets de formation ou de recherche concourant à l’amélioration de l’enseignement supérieur. En réponse à l’appel à projets lancé en 2021, une trentaine de dossiers ont été réceptionnés par le projet AMES, venant des universités publiques congolaises et des établissements publics conventionnés.

Figurant en troisième position parmi les sept (7) sélectionnés, le projet  » Corpus du français parlé en République du Congo » a été lancé officiellement, à la date et au lieu supra mentionnés, en vue de l’amélioration de la pratique orale de la langue française au Congo. Ce projet se veut être une poursuite des travaux de construction du corpus oral du français déjà amorcés par certains membres de l’Equipe Grammaire française de l’Université Marien NGOUABI (UMNG) afin de mettre au point un grand corpus du français parlé endogène et national consultable en ligne.

Pour le Coordonnateur du projet, le Professeur Titulaire à l’UMNG, Edouard NGAMOUNTSIKA, l’idéal est d’enregistrer globalement 325 heures de conversations locales. A cet effet, des enquêteurs vont se déployer dans les arrondissements de Brazzaville, de Pointe-Noire, dans la partie Sud (Dolisie, Sibiti, Madingou et Kinkala) et Nord du pays (Djambala, Oyo, Owando et Ouesso) avec un questionnaire pour regarder comment s’expriment les Congolais sur le territoire national.

« La particularité de ce projet est que nous voudrions faire une cartographie du français parlé au Congo ; dans le cadre des enquêtes, nous aimerions atteindre 325 H d’enregistrement, c’est-à-dire 135 H à Brazzaville, 90 H à Pointe-Noire, 50 H dans la partie Nord, 50 H dans la partie Sud. Le Corpus du français parlé en République du Congo (CFPRC) s’inscrit dans l’amélioration de la recherche venant en support de la formation des apprenants congolais du secondaire et du supérieur. Il contribuera à améliorer l’Objectif Général 2, « s’exprimer à l’oral », du programme officiel du français en vigueur en République du Congo et d’obtenir une cartographie des données orales en vue des analyses du français tel qu’il est pratiqué dans notre pays », a précisé le Pr Edouard NGAMOUNTSIKA.

Grâce aux partenaires techniques tels que l’Université Sorbonne Nouvelle Paris 3 et l’Université de Lorraine avec son Laboratoire ATILF, ce projet a entre autres objectifs de contribuer à la didactisation, car il permettra d’avoir des corpus originaux, avec des données consultables, vérifiables, qui seront à la disposition des chercheurs. « Ces corpus font l’objet des travaux, des thèses, des colloques, des séminaires », a-t-il ajouté.

A noter que, pour la Chef de mission AMES, le projet « Corpus du français parlé en République du Congo » tend à s’étendre à l’enseignement préscolaire, primaire, secondaire et de l’alphabétisation. « La didactisation de l’oral est restée longtemps parente pauvre de la recherche », a-t-elle poursuivi.

Avant de déclarer ouverts les travaux de formation des journaliers aux techniques d’enregistrement, le Pr Yvon-Pierre NDONGO-IBARA a salué cette coopération bilatérale, puis souligné l’importance de l’oral dans le processus de la formation des apprenants. « L’intégration du substrat linguistique dans la formation des élèves est nécessaire dans le processus du développement », a insisté le Vice-doyen de la FLASH. En conséquence, vingt-sept (7) journaliers ont été formés ce jour aux techniques d’enregistrement pour l’enquête dans les neufs (9) arrondissements de Brazzaville.

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