Au cours d’une conférence de presse tenue le 5 février 2023 à Brazzaville, le parti politique Congrès Africain pour le Progrès (CAP) a rendu public une une déclaration dans laquelle il peint un tableau sur la gestion globale du pays. Le président dudit parti Jean ITADI a, à cet effet, réitéré la ferme nécessité de convoquer un dialogue inclusif où il y aurait une une sorte de quota égalitaire de chaque partie, c’est-à-dire 50% pour le pouvoir en place et 50% pour l’opposition congolaise afin de permettre à la République du Congo de vivre les véritables vertus démocratiques sur tous ses plans (politique, social, économique et autres). D’où l’appel du CAP à un dialogue inclusif pour aborder les sujets plus importants qui nécessitent des véritables solutions pour le bien de tous les congolais. Cela conduira, a-t-il estimé à un Congo rassemblé, réconcilié.

Ainsi, pour le président du CAP, le présent immédiat et l’avenir du Congo passent incontestablement par un dialogue national inclusif qui va vraiment impliquer les filles et fils du Congo. Voilà pourquoi, il a proposé comme démarche : avoir de manière consensuelle , pour chaque partie au dialogue, un quota de 50% pour le pouvoir en place et 50% pour l’opposition congolaise afin de plancher sur les vrais sujets qui demandent des réponses adéquates de la part des congolais.

Dans cette déclaration lue par le responsable de la Commission Communication et Médias dudit parti Quefan NKAKOUTOU, le CAP se demande : dans quel état est le Congo ?

Il ressort de cette déclaration que sur le plan politique, Dans quel état est le l’engagement politique a essentiellement pour vocation d’apporter en réponses aux questions économiques, culturelles, sociales et politiques que se pose une communaut. Il est lié politique est étroitement lié à la bonne gouvernance, qui renvoie à une bonne exécution des fonctions régaliennes de l’État, sa capacité à dynamiser, à stabiliser l’économie, à redistribuer les ressources dans le souci d’atténuer les inégalités, à garantir le respect de l’État de droit, ainsi la protection des droits et libertés des citoyens dans un cadre démocratique.

« Au Congo, nous en sommes loin. Nous sommes donc aussi en face d’un régime pollueur. La réconciliation au Congo va s’imposer et ceux qui tirent profit de la situation actuelle du pays, ont intérêt dès maintenant à s’y engager. Inutile de rappeler la fin des dictatures dans le monde. Elle est toujours pitoyable. Les priorités politiques du Congo aujourd’hui sont le dialogue, la réparation et la réconciliation. C’est seulement un Congo rassemblé peut sortir de sa position de trou noir de la démocratie, de l’Etat de droit, de la bonne gouvernance. C’est seulement un Congo réconcilié peut contribuer à l’édification d’une Afrique puissante, attractive et développée. Un Congo atout pour l’Afrique et non un Congo boulet tirant le continent par le bas », a indiqué cette déclaration.

Concernant le volet économique, le CAP a rappelé que le Congo est en crise et que cette crise est structurelle. La situation économique du Congo est tragique, il suffit pour cela de se référer aux taux de croissance. Sur le plan social, l’indice du capital humain stagne autour de 0.42 % (un taux faible) depuis des décennies parce que selon le PNUD, le Congo occupe la 153ème place parmi 189 pays du classement de l’Indice du Développement Humain en 2021 et d’après les prévisions de l’Organisation Internationale du Travail (OIT), en 2021, le taux de chômage Congolais est estimé à 23,3%, plaçant ainsi le Congo derrière ses voisins, le Tchad 3,2%, le Cameroun 3,6%, la Centrafrique 4,3% et 9,2% pour la Guinée Équatoriale. Le taux d’extrême pauvreté qui était de 50.2 % en 2020 est passé à 52 % en 2021, ce taux qui était de 70 % en milieu rural est passé à 90 %.

En d’autres termes, la grande majorité des Congolais vivent dans l’extrême pauvreté dans un pays richement doté. Le tout « parce que dans ce régime, le vol et la corruption atteignent des sommets himalayéens », pouvait-on lire dans cette déclaration.

« C’est depuis plus de 40 ans que le PCT est au pouvoir… L’unique constat que les citoyens font, c’est aucun résultat probant, quelque soit le domaine. C’est pour ça qu’il est nécessaire qu’il y ait alternance, parceque quand un pouvoir dure longtemps aux affaires, les défauts finissent par apparaître, même quand il est composé de bonnes personnes. C’est pour ça que le démocratie prévoit d’alternance, afin de changer la politique de gestion », a dit le président du Congrès Africain pour le Progrès.

A l’entame de la conférence de presse, les membres de ce parti politique ont rendu hommage à leurs camarades décédés à savoir : Jean Pierre Thystère TCHICAYA, Camille BONGOU, Christophe MOUKOUEKE, Joseph ELENGA, NGAMPORO, Joseph GAMANDZORI, GOUEMBE ABANZA, MPIAYI BIKINDOU, Antoine KIVANDZA, Gaspard LOUNDOU, NABIO, Hilaire BABASSANA, MALELA SOBA, Nicolas VOUEZE, OSSEBI OKO… La bataille du 5 Février, selon ce parti, avait pour objectif premier la démocratisation du Congo, le retour dans leurs familles des camarades injustement emprisonnés..