Les cadres de plusieurs ministères publics et d’institutions ainsi que ceux de la société civile se sont réunis , ce juin 07 juin 2022 dans la capitale congolaise, au cours d’un  atelier sur l’Opérationnalisation de l’appui de l’Organisation Mondiale de la Santé (OMS) dans la mise en œuvre du Plan d’Action National pour la Sécurité Sanitaire au  Congo. Les différents participants affichent l’ambition de rendre effective toutes les initiatives en cours afin de renforcer la sécurité sanitaire au Congo. Cette assise s’est ouverte  en présence du Dr Lucien MANGA, Représentant de l’OMS-Congo et de la Représentante de cette institution onusienne au Niger, Dr Anya Blanche.

Selon l’OMS, chaque année plus de 100 situations d’urgence sanitaire se déclarent dans la Région africaine, concentrant ainsi près de 70% des situations d’urgence sanitaire survenues dans le monde. La République du Congo, à l’instar de plusieurs pays de la sous-région, fait de manière récurrente à plusieurs épisodes épidermiques. Actuellement, le Congo continue à faire à la pandémie Covid-19, aux épidémies de rougeole et vit une menace constante de la maladie à virus Ebola consécutive à l’épidémie de la RDC.

Pour le Représentant de l’OMS, le Congo a pleinement tiré les leçons de la pandémie de la Covid-19 et qu’il s’est fortement engagé au développement et à la validation d’un plan d’action multisectoriel pour la préparation et la riposte aux urgences de santé publique.  « C’est au vu de ces efforts que l’OMS a identifié le Congo pour faire partie des tous premiers pays à bénéficier de cette nouvelle initiative. Je suis pleinement convaincu qu’au bout de deux jours de cet atelier, nous aurons fait un pas supplémentaire dans la mise en œuvre effective de notre Plan », a insisté le Dr Lucien MANGA, Représentant de l’OMS-Congo.

Les urgences sanitaires :  un grand défi du système sanitaire du Congo-Brazzaville

Le Directeur de cabinet du Ministre de la Santé et de la Population, a estimé que pour les États membres de la région africaine, l’idéal est de corriger plusieurs faiblesses liées à la coordination, à la logistique, à la mobilisation rapide des ressources humaines, à la détection des urgences, à la fonctionnalité de leur COUSP et les Equipes Médicales d’interventions rapides.

« L’atelier qui s’ouvre ce jour, donne une opportunité au Congo de disposer non seulement d’une équipe nationale des experts capables de piloter la réponse de n’importe quelle urgence de santé publique, mais aussi de combler nos insuffisances en matière de préparation, détection et réponse aux urgences de santé publique et de faire un plaidoyer à l’endroit des partenaires et des autorités qu’il faut désormais être prêts pour répondre aux urgences de santé publique », a rappelé Jean Ignace TENDELET.

Au cours de cet atelier, les participants vont réfléchir  sur les mécanismes qui s’inscrivent dans le cadre de pouvoir booster la mise en œuvre du Plan National de Sécurité Sanitaire du Congo. Ce dernier va tirer des leçons sur l’expérience du Niger pour « qu’il soit cité en exemple comme l’un des pays dans lequel la présente initiative aura connu un succès particulier », a affirmé le Représentant de l’OMS Congo.

A l’issue de cet atelier, toutes les parties prenantes vont trouver un consensus pour évaluer les besoins pour la mise en œuvre des initiatives phares; d’élaborer la cartographie des principales parties prenantes qui seront impliquées dans la mise en œuvre des initiatives; l’approche intégrée pour assurer la couverture santé universelle intégrée-détection et réponse- déterminée; d’élaborer un plan d’action pour la mise en œuvre sur 2 ans avec une estimation de coûts et de dégager une feuille de route avec des actions clés; d’examiner la structure nationale pour la coordination des urgences et la structure en charge de la Communication sur les Risques et Engagements Communautaires (CREC).

L’objectif est de former 3000 experts au niveau de la Région Africaine et de l’OMS pour aider les pays à répondre au niveau national et international, en apportant leur expertise, a-t-on appris.

Compte tenu des menaces du moment, le Congo s’est engagé pour le renforcement de la sécurité sanitaire en général et la surveillance intégrée et riposte en particulier.

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