Le PND 2018-2022 au centre d’un atelier d’évaluation

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La Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, a procédé, ce 19 août, à Brazzaville, au lancement l’atelier d’évaluation du Plan National de Développement (PND) 2018-2022. Cet atelier permettra aux parties prenantes de faire le point des réalisations, des impacts réels, des contraintes observées, en tirant les leçons du passé pour mieux définir les besoins à prendre en compte dans le nouveau Plan National de Développement (PND) 2022-2026 .

Pour mener à bien les travaux, les participants ( cadres des ministères publics, acteurs de la société civile), durant les trois jours vont s’appuyer sur le cadre réglementaire prévu dans l’annexe opérationnelle 3 de la loi du PND 2018-2022, à savoir le document cadre de suivi et l’ évaluation (DCSE) dont découle le décret n°2020-715 du 9 octobre 2020 fixant les attributions, la composition et le fonctionnement du conseil national d’évaluation (CNE) du PND 2018-2022.

Pour la Ministre Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas, la mise en œuvre d’un tel plan invite à une manœuvre encore plus ardue, celle de fédérer toutes énergies et ressources, de contrer tous les obstacles endogènes et de se jouer de tous les facteurs de vulnérabilité qui peuvent surgir d’un environnement externe hors de tout contrôle.

« L’évaluation dudit plan s’inscrit dans cette exigence noble de redevabilité à l’endroit de tous les citoyens en qui l’ambition affichée du plan était source légitime d’espérance. Elle exige quant à elle, volonté politique ferme, rigueur et transparence pour des résultats fiables, socle de tout prochain cadre programmatique de l’action gouvernementale, envisagé. Par cet atelier, s’ouvre aujourd’hui le moment décisif de l’évaluation, dans la logique de faire le point des réalisations, des impacts réels, des contraintes observées. Dès lors, l’évaluation du PND 2018-2022 précise la situation de référence qui permet de tirer les leçons du passé pour mieux définir les besoins à prendre en compte dans le PND à venir », a-t-elle déclaré.

Les résultats de l’évaluation du PND 2018-2022, précise-t-elle, « entreront en ligne de compte dans l’élaboration du PND 2022-2026, dans une démarche cohérente d’amélioration qualitative et quantitative de cet outil de performance de l’action gouvernementale ».

A titre de rappel, ce PND a été conçu autour de trois principaux axes, à savoir : le renforcement de la gouvernance sous toutes ses formes (administrative, économique, juridique, sécuritaire et politique) ; la réforme en profondeur du système éducatif et de la formation qualifiante et professionnelle, en vue de valoriser le capital humain sous toutes ses dimensions-morale, civique, intellectuelle et physique ; la diversification de l’économie basée sur les secteurs porteurs de croissance, notamment l’agriculture au sens large (agriculture, pêche, pisciculture, agroforesterie), le tourisme et l’industrie.

« Le cadrage macroéconomique base des hypothèses du PND 2018-2022, projetait la croissance pour 2019 à 2,2%, pour 2020 à 4,6% et pour 2021 à 1,8%. Le Gouvernement avait opté pour la réalisation d’un programme d’actions ministérielles, de projets d’investissement, d’un programme macroéconomique et financier, de projets d’investissement en cofinancement et d’un lot important de reformes dont il s’agit maintenant, d’apprécier l’effectivité à travers notamment des indicateurs de performance » , a-t-elle déclaré en rappelant que ces estimations ont été contrariées par la baisse des cours mondiaux du pétrole depuis 2014 couplés à une production nationale non soutenue et la survenance de la pandémie de la Covid-19 depuis fin 2019.

« Il appartient dorénavant, à nos experts de mesurer les répercussions de la triple crise économique, financière et sanitaire sur l’ambition de notre PND à la fois réceptacle des réformes économiques et financière du PREF-CEMAC, pierre angulaire du programme signé avec le Fonds monétaire international et boussole de notre marche vers le développement », a conclu la Ministre du Plan, de la Statistique et de l’Intégration régionale, Ingrid Olga Ghislaine Ebouka-Babackas

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