Plusieurs délégués venus de la Sangha et la Likouala ont participé à un atelier départemental axé sur le thème « Participation des Populations Autochtones et Communautés Locales dans le mécanisme de partage des bénéfices dans le cadre du processus REDD+ dans la zone du ER- Programme Sangha/Likouala », le 22 septembre dans la capitale. Initiée par le Réseau des Populations Autochtones et Locales pour la gestion durable des Ecosystèmes forestiers en Afrique Centrale (REPALEAC) avec l’appui de la Banque Mondiale, cette rencontre a permis aux participants d’être outillés sur les mécanismes nécessitant l’implication, la sensibilisation des populations autochtones et les communautés locales aux initiatives REDD+ et ceux de partage de bénéfice.

Les travaux de cet atelier conduits par le Coordonnateur National du REPALEAC-CONGO Parfait DIHOUKAMBA et le Consultant, Expert en Biodiversité Léonard USUNGO ont permis aux participants d’échanger sur « Les leçons apprises et défis de l’implication de participation des PACL dans le processus REDD+ et le mécanisme de partage de bénéfice », « Identification des outils de communication et sensibilisation appropriée et adaptée pour la participation des PACL dans le mécanisme de partage des bénéfices », « Les leçons apprises et défis de l’implication du Genre dans le mécanisme de partage de bénéfice ».

L’occasion était de proposer les outils de communication en vue d’une meilleure sensibilisation et compréhension des Populations Autochtones et Communautés Locales au processus REDD+ en tenant compte des réalités locales de cette couche spécifique de population; de savoir si elles se sont appropriées ce processus; d’énumérer les faiblesses constatées pour cette implication afin d’envisager les perspectives.

« La REDD+ demande au communauté, aux Etats de faire la conservation, de réduire la dégradation et de reboiser pour lutter contre le changement climatique.  Quand on demande aux communautés qui dépendent des forêts de conserver ces ressources naturelles, en compensation, que doivent-elles attendre ? C’est ce qu’on appelle par la phase de paiement dans la séquestration du carbone. Voilà pourquoi, nous avons pensé d’aller vers elles pour mieux les expliquer, les sensibiliser en langue pour qu’elles comprennent réellement comment leur implication est attendue dans ce processus afin qu’elles servent, à leur tour, de relais pour informer les populations », a expliqué le Coordonnateur National du REPALEAC-CONGO.

Les PACL, à travers le réseau REPALEAC, estime le Facilitateur, doivent absolument jouer leur rôle puisqu’ils sont les géants et gestionnaires de ces ressources naturelles sur le terrain.  « Ce sont des acteurs incontournables dans le processus et donc l’État doit être conscient qu’elles ont un rôle important à jouer », a-t-il insisté.

Au terme de travaux en groupe, l’accent a été mis sur l’obligation de les former, de renforcer leurs capacités en la matière mais surtout dans le partage des bénéfices, sans oublier d’assurer une forte implication du genre.

Notons que , le Congo est affilié à la première phase de la REDD+, qui est un programme piloté par la Banque Mondiale de 2008 à 2013 et qui comprend 3 phases: la phase préparatoire, la phase d’investissement et la phase du paiement. La mise en œuvre processus est déjà enclenchée mais le document nécessite une grande vulgarisation en vue d’impliquer les Populations Autochtones et Communautés Locales à une bonne compréhension.

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