Sous la houlette du Ministère des Finances et du Budget, il s’est tenu, ce 06 novembre 2020 à Brazzaville, une réunion de concertation avec les spécialistes en valeur du Trésor , les cadres de la Banque des Etats de l’Afrique Centrale pour le Congo et d’autres responsables des institutions financières nationales. Présidée par le Directeur des titres et valeurs au Trésor public Armel Silvère DONGOU, cette réunion qui répond aux exigences du cahier de charges des Spécialistes en valeur du Trésor, a permis de faire le point sur l’évolution du marché des titres publics où l’on a noté un taux élevé du volume des émissions du Trésor congolais avec près de 2.870, 1 milliards de FCFA.

« Situation du marché des titres publics au 30 septembre 2020 » présentée par Raymond Yoka Ikama, Chef de services des titres à la Direction des titres et valeurs et « Les rachats ciblés des titres publics par la BEAC sur le marché secondaire (Banque Centrale) » dont la présentation a été faite par Gatien Ondaye Obili, Chef de service crédit, marché des capitaux et contrôle des banques à la BEAC-Congo, ont constitué les points saillants au cours de cette importante réunion.

Directeur des Titres et valeurs au Trésor public, Armel Silvère D.

Dans son mot de circonstances, le Directeur des Titres et Valeurs M. Armel Silvère DONGOU a rappelé l’importance de cette réunion qui s’inscrit dans la lignée des concertations qui doivent avoir lieu avec les spécialistes en valeurs du trésor, au moins une fois dans l’année afin de répondre aux exigences du cahier de charge des Spécialistes  en Valeurs  du Trésor (SVT).

«Les ressources mobilisées par le Trésor Public, au cours des neuf derniers mois de l’année 2020, se situent en forte hausse par rapport à l’année 2019 avec un montant total de 2. 870, 1 milliards de F CFA, dont 2. 008, 6 milliards de F CFA en Bons du Trésor Assimilables (BTA)  et  861,5 milliards de F CFA en Obligations du Trésor Assimilables (OTA) », a-t-il précisé.

Les perspectives économiques en 2020 sont tributaires de l’évolution de la pandémie de la Covid-19, de ses effets sur l’offre et la demande globale au niveau mondial et de la sous-région.

Ainsi, la crise sanitaire liée à la Covid-19 devrait négativement impacter les économies de la CEMAC à travers une dégradation importante des comptes macro-économiques, une baisse des financements extérieurs, une perturbation des échanges intracommunautaires, une fragilisation de la stabilité externe et financière et un risque de montée des tensions inflationnistes.

C’est pourquoi le Comité de politique monétaire de la BEAC, réuni en session extraordinaire le 22 juillet 2020, après analyse de la situation régionale marquée par la crise sanitaire liés à la Covid-19 et le niveau demeuré bas des cours du pétrole, a pris des mesures historiques et complémentaires à celles des 27 mars et 24 juin 2020, pour soutenir les économies de la CEMAC. Soutien qui se manifeste avec un montant global de 600 milliards de francs CFA, à raison de 100 milliards pour chacun des 6 Etats de la CEMAC et ce, dans la limite de leur besoin de financement.

«On a eu l’accompagnement de la Banque Centrale qui est venue expliquer aux SVT, les 600 milliards que cette Banque a injecté pour les six (6) pays de la Sous-région face à la pandémie à COVID-19. A ce moment-là, quand nous émettons l’opération des rachats de titres sur le marché à hauteur de 100 milliards par exemple, si les SVT souscrivent à hauteur de 50%, les 50% restants c’est la Banque centrale qui les rachète. C’est une forme d’aide que cette Banque apporte aux différents Etats de la sous-région» , a renchéri Armel Silvère DONGOU.

Pour Gatien ONDAYE OBILI, chef de service crédit, marché des capitaux et contrôle des banques à la BEAC-Congo, cette évaluation faite a permis de se rendre compte que le marché des valeurs du Trésor a apporté des avancées sensibles tels que l’entrée du recours au marché dans les mœurs au détriment des avances statutaires, la perception de la signature de l’État par les investisseurs locaux qui semble plus favorable que la notation des agences internationales, l’élargissement des possibilités de placement avec un actif de qualité gamme, la détention des titres qui demeure l’apanage des banques (SVT ou non), etc.

«Le Trésor public a honoré la totalité de ses engagements issus sur la période en examen hauteur de 126,109 milliards de FCFA, dont 122,112 milliards de BTA et 3,997 milliards intérêts d’OTA. Ces remboursements se situent en hausse de 40,2 % par rapport aux volumes réalisés un an auparavant qui étaient de 90,610 milliards de FCFA », a fait savoir Raymond YOKA IKAMA, Chef de service des Titres à la Direction générale du Trésor Public.

On observe une dynamique plus importante que celle de 2019 car la plupart des SVT actifs ont rehaussé leur participation. Malgré le contexte de crise, l’apurement de la dette intérieure demeure un enjeu majeur auquel les banques sont invitées à accompagner l’Etat qui, d’ailleurs, invite les investisseurs à redoubler d’efforts afin de soutenir l’activité économique dans cette période de crise.

Crédit Photos: Francis KODIA.

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